http://www.youtube.com/watch?v=7w17MamPY7A Il y a d'abord un grand ciel inquiet, aux couleurs changeantes, dans
lequel plane une âme tel l'oiseau... Et puis l'on s'élève, ou le
regard s'élève vers l'azur, l'univers, la Constante, l'idéal, -il y a
plus de Platon chez Wagner que chez Socrates, il y a plus de
philosophie là-dedans que dans tous les traités !
Le souverain bien, Platon l'a énoncé, mais Wagner l'a trouvé, senti,
vécu...
Puis la musique se fait infiniment consolatrice, Wagner a tout
compris, et Ravel n'en a fait qu'une distillation pour en obtenir une
liqueur subtile, un dernier echo (le jardin féérique), une note
bleue... débarrassée de tout "romantisme". Ravel est apollinien,
Wagner terrestre...
Ce que le monde devrait être pour chacun de ceux, de nous... qui y ont
atterri, par hasard... comment le savoir si ce n'est ici, dans un
avant goût du paradis dont on est spoliés ? Se pose la question
politique...
L