En 2005, Claude Lévi-Strauss prononçait un discours mettant en garde contre les dérives de politiques étatiques se fondant sur des principes d'identité nationale. "J'ai connu une époque où l'identité nationale était le seul principe concevable des relations entre les Etats. On sait quels désastres en résultèrent", disait-il.
Pour Philippe Descola, professeur au Collège de France et qui a succédé à Claude Lévi-Strauss à la tête du laboratoire d'anthropologie sociale, "c'est la double expérience, personnelle et politique d'un côté et d'ethnologue de l'autre, qui a conduit Lévi-Strauss à récuser et vivement critiquer l'accaparement, par des Etats, de l'identité nationale".
On 4 nov, 23:22, Zorglub <zorg...@bulgroz.fr> wrote:
> Levy-Strauss avait parfaitement le droit d'avoir une opinion.
> Cependant, il faudrait savoir s'il était un "vrai" anti-nationaliste ou > un "partiel", comme le sont une majorité de juifs.
> Il n'y a pas actuellement un seul "Etat aryen", mais tout le monde sait > qu'il existe officiellement un "Etat juif" : qu'en pensait Levy-Strauss ?
Levi-Strauss a parfaitement compris qu'il pouvait y avoir le concept de " relations internationales " et donc d' " étrangers " au sein d'un même groupe ethnique ( les Amerindiens du Xingu ) . D'ou sa tirade sur le lien entre " Etat " et " Identité nationale " .
On 4 nov, 23:48, "P@lp@tine02" <padawane...@hotmail.com> wrote:
> On 4 nov, 23:22, Zorglub <zorg...@bulgroz.fr> wrote:
> > Levy-Strauss avait parfaitement le droit d'avoir une opinion.
> > Cependant, il faudrait savoir s'il était un "vrai" anti-nationaliste ou > > un "partiel", comme le sont une majorité de juifs.
> > Il n'y a pas actuellement un seul "Etat aryen", mais tout le monde sait > > qu'il existe officiellement un "Etat juif" : qu'en pensait Levy-Strauss ?
> Levi-Strauss a parfaitement compris qu'il pouvait y avoir le concept > de " relations internationales " et donc d' " étrangers " au sein d'un > même groupe ethnique ( les Amerindiens du Xingu ) . > D'ou sa tirade sur le lien entre " Etat " et " Identité nationale " .
Pour préciser Levi-Strauss , il faut prendre en compte la situation de l'Europe entre 1919 et 1939 ou les états ne recoupaient pas les " identités nationales " Allemandes , Tchéques , Slovaques , Polonaises .......... L'idée de l'époque , ou on parlait encore de " Race Française " , c'etait la " Volkgemeinschaft " sur le mode Nazi mais que partageaient plus ou moins tout le monde en Europe a des degrés divers .La " Volkgemeischaft " sous tendait que la Nation devait recouvrir l'espace geographique peuplé par tous les membres de l" ethnie " ou " communauté " . Ce discours n'est en effet plus d'actualité , malheureusement peut être , pour la periode contemporaine .
On 4 nov, 23:22, Zorglub <zorg...@bulgroz.fr> wrote:
> Il n'y a pas actuellement un seul "Etat aryen"
si!! il existe .. devine !! lol
bon je donne la réponse car personne ne le devineras les iraniens sont tellement attachés à leurs racines aryennes que ça clouera le bec à tout le monde
> On 4 nov, 23:22, Zorglub <zorg...@bulgroz.fr> wrote: >> Il n'y a pas actuellement un seul "Etat aryen"
> si!! il existe .. devine !! lol
L'Iran?
-- Jacqueline "Jade" Devereaux - http://jacqueline-devereaux.blogspot.com/ antispam.c...@skynet.be [remplacez antispam.cool par jacquie.devereaux] Victor: "Tsahal correctionne grave, disperse menu, et ventile loin!" Broc_Ex_Co: "Ah ces Américains, même quand ils s'excusent, ils nous font la leçon!"
> bon je donne la réponse car personne ne le devineras > les iraniens sont tellement attachés à leurs racines aryennes > que ça clouera le bec à tout le monde
Les Indo-Aryens ou plutôt leurs descendants fortement métissés depuis des millénaires occupent outre la Perse, le Sud de l'Afghanistan (dont la compagnie aérienne s'appelle Aryana) ainsi que le nord de l'Inde (ancien empire de Kushan) et l'ouest de la Chine (les Tokhariens)
En attente d'une accalmie politique pour continuer les recherches, l'origine de cette civilisation a commencé à être mieux connue grâce à des fouilles effectuées à Merghar dans le Baloutchistan actuel, où l'on a trouvé des vestiges concordants vieux de 6000 à 8000 ans ainsi que sur les sites plus récents d'Amri, Kulli et Kot Diji.
Des découvertes tout aussi intéressantes à Jiroft dans le sud-est iranien permettent à certains chercheurs de mettre en exergue une parenté architecturale, urbanistique et culturelle entre tous ces sites, et les civilisations indusiennes de type Harappa (Pakistan) pouvant correspondre à une civilisation antique "régionale" au sens large.
On 4 nov, 22:04, News <ben1245_...@hotmail.fr> wrote:
> En 2005, Claude Lévi-Strauss prononçait un discours mettant en garde > contre les dérives de politiques étatiques se fondant sur des > principes d'identité nationale. "J'ai connu une époque où l'identité > nationale était le seul principe concevable des relations entre les > Etats. On sait quels désastres en résultèrent", disait-il.
> Les iraniens ne sont pas métissés contrairement aux européens.
Depuis Darius, pour qui "Arryan" signifiait "noble" donc un terme de statut social sans connotation ethnique, ils ont vu passer et s'installer les Grecs, les Parthes, les Romains, les Arabes, les Turcs pour ne parler que des vagues les plus importantes numériquement et dans la durée.
L'iran actuel compte de nombreuses minorités (turcophones au nord et NW, mongoloïdes à l'est, arabes au SW ) et si certaines revendiquent leurs particularismes, beaucoup se sont fondues depuis longtemps dans le melting pot iranien.
Si certains Iraniens se prétendent "purs", c'est une affirmation idéologique, aberrante au plan anthropologique. Attitude d'autant plus absurde que la plupart des civilisations connues s'avèrent avoir été des agrégats de multiples cultures.
>> bon je donne la réponse car personne ne le devineras >> les iraniens sont tellement attachés à leurs racines aryennes >> que ça clouera le bec à tout le monde
> Les Indo-Aryens ou plutôt leurs descendants fortement > métissés depuis des millénaires occupent outre la Perse, > le Sud de l'Afghanistan (dont la compagnie aérienne > s'appelle Aryana) ainsi que le nord de l'Inde (ancien > empire de Kushan) et l'ouest de la Chine (les Tokhariens)
> On 4 nov, 22:04, News <ben1245_...@hotmail.fr> wrote:
>>En 2005, Claude Lévi-Strauss prononçait un discours mettant en garde >>contre les dérives de politiques étatiques se fondant sur des >>principes d'identité nationale. "J'ai connu une époque où l'identité >>nationale était le seul principe concevable des relations entre les >>Etats. On sait quels désastres en résultèrent", disait-il.
Citation Claude Lévi-Strauss, le plus grand ethnologue du XXe siècle, était aussi un grand critique de l’islam Republication. Nous ne le dirons jamais assez : la critique de l’islam, loin d’être une forme de racisme, est au contraire un signe de clairvoyance intellectuelle : tous les grands intellectuels qui se sont penchés sur les sociétés islamiques ont émis des réserves, voire des critiques acerbes. Bivouac-id vous a présenté le point de vue d’auteurs classiques (ici) et celui de l’islamologue Roger Arnaldez sur l’islam (ici). Voici aujourd’hui le point de vue de Claude Lévi-Strauss, dont on vient de fêter les 100 ans. Anthropologue, ethnologue, philosophe, professeur honoraire au Collège de France, membre de l’Académie française, Claude Lévi-Strauss est un des premiers théoriciens de la pensée structuraliste et un des plus grands intellectuels français du XXe siècle. Son ouvrage le plus célèbre, Tristes Tropiques, publié en 1955, contient des passages incendiaires sur l’islam.
En voici quelques extraits de Tristes Tropiques (Éditions Plon, 1955) :
Sur le plan esthétique, le puritanisme islamique, renonçant à abolir la sensualité, s’est contenté de la réduire à ses formes mineures: parfums, dentelles, broderies et jardins. Sur le plan moral, on se heurte à la même équivoque d’une tolérance affichée en dépit d’un prosélytisme dont le caractère compulsif est évident. En fait, le contact des non-musulmans les angoisse. Leur genre de vie provincial se perpétue sous la menace d’autres genres de vie, plus libres et plus souples que le leur, et qui risquent de l’altérer par la seule contiguïté. Plutôt que parler de tolérance, il vaudrait mieux dire que cette tolérance, dans la mesure où elle existe, est une perpétuelle victoire sur eux-mêmes. En la préconisant, le Prophète les a placés dans une situation de crise permanente, qui résulte de la contradiction entre la portée universelle de la révélation et l’admission de la pluralité des fois religieuses. Il y a là une situation “paradoxale” au sens pavlovien, génératrice d’anxiété d’une part et de complaisance en soi-même de l’autre, puisqu’on se croit capable, grâce à l’Islam de surmonter un pareil conflit. En vain, d’ailleurs: comme le remarquait un jour devant moi un philosophe indien, les Musulmans tirent vanité de ce qu’ils professent la valeur universelle de grands principes: liberté, égalité, tolérance; et ils révoquent le crédit à quoi ils prétendent en affirmant du même jet qu’ils sont les seuls à les pratiquer.
(…) Tout l’Islam semble être, en effet, une méthode pour développer dans l’esprit des croyants des conflits insurmontables, quitte à les sauver par la suite en leur proposant des solutions d’une très grande (mais trop grande) simplicité. D’une main on les précipite, de l’autre on les retient au bord de l’abîme. Vous inquiétez-vous de la vertu de vos épouses ou de vos filles pendant que vous êtes en campagne? Rien de plus simple, voilez-les et cloîtrez-les. C’est ainsi qu’on en arrive au burkah moderne, semblable à un appareil orthopédique, avec sa coupe compliquée, ses guichets en passementerie pour la vision, ses boutons-pression et ses cordonnets, le lourd tissu dont il est fait pour s’adapter exactement aux contours du corps humain tout en le dissimulant aussi complètement que possible. Mais, de ce fait, la barrière du souci s’est seulement déplacée, puisque maintenant il suffira qu’on frôle votre femme pour vous déshonorer, et vous vous tourmenterez plus encore. (Pages 463-5)
(…) si un corps de garde pouvait être religieux, l’Islam paraîtrait sa religion idéale: stricte observance du règlement (prières cinq fois par jour , chacun exigeant 50 génuflexions), revues de détails et soins de propreté (les ablutions rituelles); promiscuité masculine dans la vie spirituelle comme dans l’accomplissement des fonctions organiques; et pas de femmes. (…) Grande religion qui se fonde moins sur l’évidence d’une révélation que sur l’impuissance à nouer des liens au-dehors. En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien du dialogue, l’intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s’en rendent coupables; car s’ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c’est plus grave) incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui. Le seul moyen pour eux de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste dans une “néantisation” d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite. La fraternité islamique est la converse d’une exclusive contre les infidèles qui ne peut pas s’avouer, puisque en se reconnaissant comme telle, elle équivaudrait à les reconnaître eux-mêmes comme existants. (Pages 466-7)
Ce malaise ressenti au voisinage de l’Islam, je n’en connais que trop les raisons: je retrouve en lui l’univers d’où je viens; l’Islam, c’est l’Occident de l’Orient. Plus précisément encore, il m’a fallu rencontrer l’Islam pour mesurer le péril qui menace aujourd’hui la pensée française. Je pardonne mal au premier de me présenter notre image, de m’obliger à constater combien la France est en train de devenir musulmane. Chez les Musulmans comme chez nous, j’observe la même attitude livresque, le même esprit utopique, et cette conviction obstinée qu’il suffit de trancher les problèmes sur le papier pour en être débarrassé aussitôt. A l’abri d’un rationalisme juridique et formaliste, nous nous construisons pareillement une image du monde et de la société où toutes les difficultés sont justiciables d’une logique artificieuse, et nous ne nous rendons pas compte que l’univers ne se compose plus des objets dont nous parlons. Comme l’Islam est resté figé dans sa contemplation d’une société qui fut réelle il y a sept siècles, et pour trancher les problèmes de laquelle il conçut alors des solutions efficaces, nous n’arrivons plus à penser hors des cadres d’une époque révolue depuis un siècle et demi, qui fut celle où nous sûmes nous accorder à l’histoire; et encore trop brièvement, car Napoléon, ce Mahomet de l’Occident, a échoué là où a réussi l’autre. Parallèlement au monde islamique, la France de la Révolution subit le destin réservé aux révolutionnaires repentis, qui est de devenir les conservateurs nostalgiques de l’état des choses par rapport auquel ils se situèrent une fois dans le sens du mouvement. (Page 468)
Les hommes ont fait trois grandes tentatives religieuses pour se libérer de la persécution des morts, de la malfaisance de l’au-delà et des angoisses de la magie. Séparés par l’intervalle approximatif d’un demi-millénaire, ils ont conçu successivement le bouddhisme, le christianisme et l’Islam ; et il est frappant de marquer que chaque étape, loin de marquer un progrès sur la précédente, témoigne plutôt d’un recul. Il n’y a pas d’au-delà pour le bouddhisme ; (….) Cédant de nouveau à la peur, le christianisme rétablit l’autre monde, ses espoirs, ses menaces et son dernier jugement. Il ne reste plus à l’Islam qu’à lui enchaîner celui-ci : le monde temporel et le monde spirituel se trouvent rassemblés. L’ordre social se pare des prestiges de l’ordre surnaturel, la politique devient théologie. En fin de compte on a remplacé des esprits et des fantômes auxquels la superstition n’arrivait tout de même pas à donner la vie, par des maîtres déjà trop réels, auxquels on permet en surplus de monopoliser un au-delà qui ajoute son poids au poids déjà écrasant de l’ici-bas. (Pages 471-2)
* * *
L’émission Les Nouveaux Chemins de la Connaissance, diffusée le 26 novembre 2008 sur France Culture dans le cadre du centenaire de C. Levi-Strauss, a mis en présence Vincent Debaene (Ancien élève de l’ENS, agrégé de Lettres modernes, il enseigne la littérature à l’Université de Columbia à New-York) et Marcel Hénaff (Agrégé de Philosophie, anthropologue, il enseigne à l’Université de Californie à San Diego) pour une discussion sur le livre Tristes Tropiques. Cette discussion va aborder le sujet de la critique acerbe de l’islam par C. Levi-Strauss. Cette critique se place de façon plus globale dans la critique du déclin de l’Occident, telle qu’elle est formulée par Lévi-Strauss, qui
> Si certains Iraniens se prétendent "purs", c'est une affirmation > idéologique, aberrante au plan anthropologique.
Je ne sais pas si certains "se prétendent purs", mais il n'en demeure pas moins qu'un certain nombre ont conservé un physique relativement "européen", sans doute pour avoir vécu un peu à l'écart (un peu comme certains Berbères blonds aux yeux bleus du Moyen-Atlas marocain, lointains descendants des envahisseurs nordiques).
> Hermès a écrit : >> On 4 nov, 22:04, News <ben1245_...@hotmail.fr> wrote:
>>> En 2005, Claude Lévi-Strauss prononçait un discours mettant en garde >>> contre les dérives de politiques étatiques se fondant sur des >>> principes d'identité nationale. "J'ai connu une époque où l'identité >>> nationale était le seul principe concevable des relations entre les >>> Etats. On sait quels désastres en résultèrent", disait-il.
> Citation > Claude Lévi-Strauss, le plus grand ethnologue du XXe siècle, était aussi > un grand critique de l’islam > Republication. > Nous ne le dirons jamais assez : la critique de l’islam, loin d’être une > forme de racisme, est au contraire un signe de clairvoyance > intellectuelle : tous les grands intellectuels qui se sont penchés sur > les sociétés islamiques ont émis des réserves, voire des critiques > acerbes. Bivouac-id vous a présenté le point de vue d’auteurs classiques > (ici) et celui de l’islamologue Roger Arnaldez sur l’islam (ici). Voici > aujourd’hui le point de vue de Claude Lévi-Strauss, dont on vient de > fêter les 100 ans. Anthropologue, ethnologue, philosophe, professeur > honoraire au Collège de France, membre de l’Académie française, Claude > Lévi-Strauss est un des premiers théoriciens de la pensée structuraliste > et un des plus grands intellectuels français du XXe siècle. Son ouvrage > le plus célèbre, Tristes Tropiques, publié en 1955, contient des > passages incendiaires sur l’islam.
> En voici quelques extraits de Tristes Tropiques (Éditions Plon, 1955) :
> Sur le plan esthétique, le puritanisme islamique, renonçant à abolir la > sensualité, s’est contenté de la réduire à ses formes mineures: parfums, > dentelles, broderies et jardins. Sur le plan moral, on se heurte à la > même équivoque d’une tolérance affichée en dépit d’un prosélytisme dont > le caractère compulsif est évident. En fait, le contact des > non-musulmans les angoisse. Leur genre de vie provincial se perpétue > sous la menace d’autres genres de vie, plus libres et plus souples que > le leur, et qui risquent de l’altérer par la seule contiguïté. Plutôt > que parler de tolérance, il vaudrait mieux dire que cette tolérance, > dans la mesure où elle existe, est une perpétuelle victoire sur > eux-mêmes. En la préconisant, le Prophète les a placés dans une > situation de crise permanente, qui résulte de la contradiction entre la > portée universelle de la révélation et l’admission de la pluralité des > fois religieuses. Il y a là une situation “paradoxale” au sens > pavlovien, génératrice d’anxiété d’une part et de complaisance en > soi-même de l’autre, puisqu’on se croit capable, grâce à l’Islam de > surmonter un pareil conflit. En vain, d’ailleurs: comme le remarquait un > jour devant moi un philosophe indien, les Musulmans tirent vanité de ce > qu’ils professent la valeur universelle de grands principes: liberté, > égalité, tolérance; et ils révoquent le crédit à quoi ils prétendent en > affirmant du même jet qu’ils sont les seuls à les pratiquer.
> (…) Tout l’Islam semble être, en effet, une méthode pour développer dans > l’esprit des croyants des conflits insurmontables, quitte à les sauver > par la suite en leur proposant des solutions d’une très grande (mais > trop grande) simplicité. D’une main on les précipite, de l’autre on les > retient au bord de l’abîme. Vous inquiétez-vous de la vertu de vos > épouses ou de vos filles pendant que vous êtes en campagne? Rien de plus > simple, voilez-les et cloîtrez-les. C’est ainsi qu’on en arrive au > burkah moderne, semblable à un appareil orthopédique, avec sa coupe > compliquée, ses guichets en passementerie pour la vision, ses > boutons-pression et ses cordonnets, le lourd tissu dont il est fait pour > s’adapter exactement aux contours du corps humain tout en le dissimulant > aussi complètement que possible. Mais, de ce fait, la barrière du souci > s’est seulement déplacée, puisque maintenant il suffira qu’on frôle > votre femme pour vous déshonorer, et vous vous tourmenterez plus encore. > (Pages 463-5)
> (…) si un corps de garde pouvait être religieux, l’Islam paraîtrait sa > religion idéale: stricte observance du règlement (prières cinq fois par > jour , chacun exigeant 50 génuflexions), revues de détails et soins de > propreté (les ablutions rituelles); promiscuité masculine dans la vie > spirituelle comme dans l’accomplissement des fonctions organiques; et > pas de femmes. (…) Grande religion qui se fonde moins sur l’évidence > d’une révélation que sur l’impuissance à nouer des liens au-dehors. En > face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien du > dialogue, l’intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez > ceux qui s’en rendent coupables; car s’ils ne cherchent pas toujours, de > façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant > (et c’est plus grave) incapables de supporter l’existence d’autrui comme > autrui. Le seul moyen pour eux de se mettre à l’abri du doute et de > l’humiliation consiste dans une “néantisation” d’autrui, considéré comme > témoin d’une autre foi et d’une autre conduite. La fraternité islamique > est la converse d’une exclusive contre les infidèles qui ne peut pas > s’avouer, puisque en se reconnaissant comme telle, elle équivaudrait à > les reconnaître eux-mêmes comme existants. (Pages 466-7)
> Ce malaise ressenti au voisinage de l’Islam, je n’en connais que trop > les raisons: je retrouve en lui l’univers d’où je viens; l’Islam, c’est > l’Occident de l’Orient. Plus précisément encore, il m’a fallu rencontrer > l’Islam pour mesurer le péril qui menace aujourd’hui la pensée > française. Je pardonne mal au premier de me présenter notre image, de > m’obliger à constater combien la France est en train de devenir > musulmane. Chez les Musulmans comme chez nous, j’observe la même > attitude livresque, le même esprit utopique, et cette conviction > obstinée qu’il suffit de trancher les problèmes sur le papier pour en > être débarrassé aussitôt. A l’abri d’un rationalisme juridique et > formaliste, nous nous construisons pareillement une image du monde et de > la société où toutes les difficultés sont justiciables d’une logique > artificieuse, et nous ne nous rendons pas compte que l’univers ne se > compose plus des objets dont nous parlons. Comme l’Islam est resté figé > dans sa contemplation d’une société qui fut réelle il y a sept siècles, > et pour trancher les problèmes de laquelle il conçut alors des solutions > efficaces, nous n’arrivons plus à penser hors des cadres d’une époque > révolue depuis un siècle et demi, qui fut celle où nous sûmes nous > accorder à l’histoire; et encore trop brièvement, car Napoléon, ce > Mahomet de l’Occident, a échoué là où a réussi l’autre. Parallèlement au > monde islamique, la France de la Révolution subit le destin réservé aux > révolutionnaires repentis, qui est de devenir les conservateurs > nostalgiques de l’état des choses par rapport auquel ils se situèrent > une fois dans le sens du mouvement. (Page 468)
> Les hommes ont fait trois grandes tentatives religieuses pour se libérer > de la persécution des morts, de la malfaisance de l’au-delà et des > angoisses de la magie. Séparés par l’intervalle approximatif d’un > demi-millénaire, ils ont conçu successivement le bouddhisme, le > christianisme et l’Islam ; et il est frappant de marquer que chaque > étape, loin de marquer un progrès sur la précédente, témoigne plutôt > d’un recul. Il n’y a pas d’au-delà pour le bouddhisme ; (….) Cédant de > nouveau à la peur, le christianisme rétablit l’autre monde, ses espoirs, > ses menaces et son dernier jugement. Il ne reste plus à l’Islam qu’à lui > enchaîner celui-ci : le monde temporel et le monde spirituel se trouvent > rassemblés. L’ordre social se pare des prestiges de l’ordre surnaturel, > la politique devient théologie. En fin de compte on a remplacé des > esprits et des fantômes auxquels la superstition n’arrivait tout de même > pas à donner la vie, par des maîtres déjà trop réels, auxquels on permet > en surplus de monopoliser un au-delà qui ajoute son poids au poids déjà > écrasant de l’ici-bas. (Pages 471-2)
> * * *
> L’émission Les Nouveaux Chemins de la Connaissance, diffusée le 26 > novembre 2008 sur France Culture dans le cadre du centenaire de C. > Levi-Strauss, a mis en présence Vincent Debaene (Ancien élève de l’ENS, > agrégé de Lettres modernes, il enseigne la littérature à l’Université de > Columbia à New-York) et Marcel Hénaff (Agrégé de Philosophie, > anthropologue, il enseigne à l’Université de
> Je ne sais pas si certains "se prétendent purs", mais il n'en demeure > pas moins qu'un certain nombre ont conservé un physique relativement > "européen", sans doute pour avoir vécu un peu à l'écart (un peu comme > certains Berbères blonds aux yeux bleus du Moyen-Atlas marocain, > lointains descendants des envahisseurs nordiques).
A la loterie des gènes lors de la conception, certains chromosomes peuvent rappeler toutes sortes de phénotypes issus du passé. Ainsi imaginons un iranien aux traits plus ou moins européens, c'est à dire la majorité de la population de ce pays.
Blond ? Descendant de Scythes, d'après la description qu'en fait Aristote, ou de Macédoniens ? Ou mutation génétique ? Brun ? Descendant de Grecs ? Peut-être un ancêtre légionnaire romain ? Ce serait un retour aux sources, ces peuples indoeuropéens provenant de cette région du monde (sans rouvrir la polémique entre les linguistes et les anthropologues)
Toutes les suppositions sont permises... Tant qu'on n'a pas procédé à des panels élargis d'analyses de l'ADN mitochondrial, par amplification PCR par exemple, susceptibles de révéler des marqueurs génétiques indiscutables. Et on peut avoir des surprises, comme le marqueur scandinave trouvé chez un fort % d'Ouïgours !
Mais les autorités n'aident pas les généticiens. Outre le coût de l'opération, les élites d'un nationalisme chatouilleux font preuve d'un ethnocentrisme schizophrénique en refusant d'admettre qu'en des temps très reculés leur terre a pu être occupée par d'autres peuples. Quant à l'idée que leur civilisation ne soit pas une création exclusive d'ancêtres fantasmés, elle les révulse !
On 5 nov, 16:55, Roaringriri <roaringr...@wanadoo.fr> wrote:
> Levi Strauss, qui base sa vision anthropologique sur l'égale > respectabilité des mythes primitifs, est incapable d'étendre son > analyse des Weltanschauung des sociétés a-économiques et a-étatiques, à > celles générées par des sociétés ou la religion couche avec l'Etat et > l'Economie, dont l'Islam est un exemple achevé.
Levi Strauss est tout sauf orientaliste. Vu son âge et sa formation, il a puisé ses points de vue chez les orientalistes allemands de la fin du 19eme siècle largement ridiculisés et démontés par Edward Said dans "Orientalisme"
On 5 nov, 11:02, "Mara Jade Skywalker" <antispam.c...@skynet.be> wrote:
> News nous a concocté:
> > On 4 nov, 23:22, Zorglub <zorg...@bulgroz.fr> wrote: > >> Il n'y a pas actuellement un seul "Etat aryen"
> > si!! il existe .. devine !! lol
> L'Iran?
> -- > Jacqueline "Jade" Devereaux -http://jacqueline-devereaux.blogspot.com/ > antispam.c...@skynet.be [remplacez antispam.cool par jacquie.devereaux] > Victor: "Tsahal correctionne grave, disperse menu, et ventile loin!" > Broc_Ex_Co: "Ah ces Américains, même quand ils s'excusent, > ils nous font la leçon!"
Encore une connerie Tatie Mara : La population du plateau central est " Aryenne " mais les krajinas sont Tadjikes , Ouzbekes , Kurdes , Turkmènes , Arabes ,..................
C'est le Palhavi's qui ont voulu faire de la Perse un etat Arien en le nommant " Iran " !
> L'Islam est une vision du monde névrotique, comme TOUTES les autres > superstitions "de gestion". > Il est parfaitement vain de vouloir traiter "intellectuellement" une > névrose.
Je ne peux souscrire à cette affirmation, qu'il ne s'agirait QUE de névroses, au seul prétexte qu'elles sont collectivement organisées. Ce sont des psychoses, collectivisées, préfabriquées pour réutilisation de masse.
La paranoïa est une psychose.
Pour faire bref et grand public : Le névrosé sait bien que deux et deux font quatre, mais ça l'embête énormement. Le psychotique est convaincu que deux et deux font cinq, ou six, ou trois, ou deux, ou un, ou cent quarante sept, selon ce que ses urgences internalisées lui dictent. Il a perdu, ou plus souvent il n'a jamais constitué d'épreuves de réalité.
>> L'Islam est une vision du monde névrotique, comme TOUTES les autres >> superstitions "de gestion". >> Il est parfaitement vain de vouloir traiter "intellectuellement" une >> névrose.
> Je ne peux souscrire à cette affirmation, qu'il ne s'agirait QUE de > névroses, au seul prétexte qu'elles sont collectivement organisées. Ce > sont des psychoses, collectivisées, préfabriquées pour réutilisation de > masse.
> La paranoïa est une psychose.
> Pour faire bref et grand public : > Le névrosé sait bien que deux et deux font quatre, mais ça l'embête > énormement. > Le psychotique est convaincu que deux et deux font cinq, ou six, ou > trois, ou deux, ou un, ou cent quarante sept, selon ce que ses urgences > internalisées lui dictent. Il a perdu, ou plus souvent il n'a jamais > constitué d'épreuves de réalité.
Je suis d'accord sur la finalité individuelle réalisée des superstitions, mais chez la plupart des humains infectés, elles ne gagnent la partie contre la conscience que trop tard pour présenter un danger social. Qu'un agonisant devienne un vrai croyant n'a aucune importance. il y a une petite frange de cinglés qui réalisent leurs rêves de domination et de suicide, à travers elles, mais c'est extrêmement minoritaire, même en Islam. Et de toute façon, la mère des superstitions, celle qui tue le plus de monde et conditionne l'existence de toutes les autres, c'est l'Economie. C'est sa faiblesse, son manquement à ses promesses, qui a permis la remontée des miasmes islamiques ou chrétiens.
In ref :<4af3bee4$0$949$ba4ac...@news.orange.fr>, Roaringriri <roaringr...@wanadoo.fr> a transmis ceci :
> Je suis d'accord sur la finalité individuelle réalisée des > superstitions, mais chez la plupart des humains infectés, elles ne > gagnent la partie contre la conscience que trop tard pour présenter un > danger social. Qu'un agonisant devienne un vrai croyant n'a aucune > importance.
Nous sommes bien d'accord. C'est même l'heure des véritables et parfois drastiques conversions, et les grands hommes sont nombreux à nous en avoir donné l'exemple.
> il y a une petite frange de cinglés qui réalisent leurs rêves de > domination et de suicide, à travers elles, mais c'est extrêmement > minoritaire, même en Islam. > Et de toute façon, la mère des superstitions, celle qui tue le plus de > monde et conditionne l'existence de toutes les autres, c'est > l'Economie. C'est sa faiblesse, son manquement à ses promesses, qui a > permis la remontée des miasmes islamiques ou chrétiens.
Oui. J'ai rappelé cela il y a peu, mais autant pisser dans une flute à bec verseur.
Un petit jeu de l'esprit : si on dresse cette question en métaphore maritime et en limitant cette métaphore au plan des interactions entre la mer et le bâtiment (l'océan ne pouvant être la pure conjoncture tant le navire des hommes l'influe ce qui n'est pas le cas en mer), et en percevant les économistes comme les cartographes et les météorologistes d'hier, qui détient véritablement le pouvoir de modifier le cap ? Ces derniers ? Le capitaine américain, ou plutôt l'équipe des G7,8,20,27,40, tout le monde ? Les commissaires ou leur équivalent ? Les banques mondiales ? Les entités ou communautés économiques internationales telles que l'Europe,
etc.. ? La complexité du monde, la démographie exponentielle (pas loin de devenir apocalyptique si on s'en tient aux décennies qui signifient dorénavant un milliard d'habitants de plus à chaque tour ( et encore, en ce moment, à partir de dans trente ans, ce sera plus) alors que la planète ne nourrit plus assez ses quasi 7 milliards d'habitants actuels (évidemment, nous, nous tapotons sur le net pendant ce temps - moi comme les autres, le ventre si plein qu'il y a de fortes probabilité que j'en crève d'ici peu - donc nous sommes assez loin de ressentir dans notre chair ces problèmes, et ce n'est pas être gaucho de le dire, faut pas déconner non plus)...
Et il y a des optimistes invétérés. Sincèrement, je l'ai été très longtemps. Question de nature. Mais là, cela relèverait de l'inconséquence. De cela, je suis moins dubitatif que pour le reste. Après nous le déluge. Sans rien retirer aux bosseurs et chercheurs acérés et quelquefois carrément géniaux qui agissent pendant qu'on tricote.
Ca, on ne peut pas retirer cela aux forumeurs : Pour constater le niveau de dactylographie masculine il y a trente ans, rien de tel que de faire un tour au commissariat. Trois lignes à l'heure, et trois heures la ligne avec les fautes. Dorénavant, des types qui baisent assez leurs clavier pour aligner Cziffra, Glenn Gould et Rick Wakeman réunis, ça se dégotte à raison de cent la minute sans fatiguer la recherche. Il y a des pianistes qui se perdent, et c'est une spécialiste qui cause.
Bon, c'était une petite question sans plus, hein...